
Le Botswana l’un des plus grands pays producteurs de diamants au monde veut reprendre le contrôle de ses diamants. Le FMI dit non. Depuis des décennies, cette ressource est au cœur de son économie. Une grande partie des diamants est exploité via Debswana. Mais au niveau du groupe De Beers, qui contrôle l’exploitation et la commercialisation mondiale, l’état botswanais ne détient que 15% du capital.

Les 85% restants appartiennent au groupe anglo-américain. Le président Duma Boko veut changer cette situation. Son objectif ? Augmenter la participation de l’état et devenir actionnaire majoritaire de De Beers. Pour le gouvernement, c’est une question de souveraineté économique, mieux contrôler ses ressources et capter davantage de revenus issus des diamants. Mais ce projet inquiète le FMI.

Dans un rapport récent, le FMI a mis en garde contre les risques d’une économie déjà très dépendante des diamants, un marché mondial en ralentissement et un possible affaiblissement des finances publiques.

Le FMI recommande donc au Botswana de renoncer à cette prise de contrôle. Pour les autorités botswanaises, cette position pose une question fondamentale. Comment un pays producteur peut-il rester minoritaire dans la gestion de sa propre richesse ? Un débat qui dépasse le Botswana et qui concerne plus largement l’avenir du contrôle des ressources naturelles en Afrique.

L’institution financière et le diamant du Botswana sont liés par la dépendance économique du Botswana au secteur diamantaire, pilier de son économie mais en crise (baisse de la demande, concurrence synthétique), entraînant un ralentissement de la croissance (selon les prévisions du FMI). Le FMI avertit le Botswana contre la prise de contrôle majoritaire de De Beers, estimant que cela accroîtrait les risques financiers et freinerait la diversification économique, alors que le pays cherche à réduire sa dépendance et à diversifier son économie vers d’autres secteurs.
Salvador Domingo
La note d’Afrique est média panafricain d’information général qui promeut les valeurs de solidarité, de développement et de paix. Fondé en juillet 2022 à Libreville au Gabon par KSC-PRODUCTION, le journal panafricain propose une couverture de l’actualité africaine et des enjeux socio-politico-economique et environnementale du continent.
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