Dans le cadre des activités marquant la 41ème édition de la Journée internationale de la femme au Cameroun, le Ministère de l’Administration du Territoire a organisé le 5 mars 2026 une conférence dans la salle des actes du MINAT. sous le thème : « Synergie d’Actions entre Autorités Administratives et Traditionnelles pour la Promotion et la Protection des Droits Civils et Politiques des Femmes et des Filles, pour assurer leur Participation effective à la Gestion des Affaires Publiques. ” Il était présidé par le Secrétaire Général du Ministère, Yves Christian Edoa Effa, représentant le Ministre de l’Administration Territoriale.
La première présentation a été faite par Anne Dale Ngolle, chef de l’unité des pétitions et des contentieux de la Division des affaires judiciaires, où elle a expliqué le cadre juridique protégeant les droits civils et politiques des femmes et des filles au Cameroun. La table ronde a été animée par le Dr Werebesi Luther, chef de la Division de traduction et de promotion du bilinguisme (DTPB) au MINAT. La première intervenante, Adeline Sop Mote, Officier divisionnaire de Mefou et Akono, a présenté le rôle des autorités administratives dans la promotion des droits civils et politiques des femmes. Elle a expliqué que les autorités administratives jouent un rôle clé dans la coordination des initiatives de développement.
Le deuxième panéliste, Bruno Mvondo, chef traditionnel de deuxième classe d’Ebolowa, a parlé du rôle des institutions traditionnelles dans la promotion et la protection des droits des femmes. Il a expliqué que les normes socioculturelles peuvent soit soutenir ou entraver l’autonomisation des femmes.
Ainsi, les dirigeants traditionnels ont une responsabilité importante en encourageant les pratiques culturelles positives, en décourageant les traditions néfastes, en médiant les conflits familiaux et communautaires et en prévenant la violence contre les femmes et les filles Une séance interactive s’est suivie, au cours de laquelle les participants ont partagé leurs expériences, posé des questions et proposé des solutions.
Dans ses remarques finales, le Secrétaire général Yves Christian Edoa Effa a souligné que la promotion et la protection des droits civils et politiques des femmes et des filles ne peuvent être réalisées sans une étroite collaboration entre les institutions administratives et les autorités traditionnelles.
Il a noté que le droit et la tradition ne devraient pas s’opposer l’un à l’autre, mais plutôt se compléter mutuellement dans la construction d La journée s’est poursuivie avec une foire alimentaire mettant en valeur les plats traditionnels des dix régions du Cameroun.
Guy Roland