MALI: Les Alumni de l’ex-URSS et de la Fédération de Russie célèbrent et  réaffirment l’axe stratégique Mali-Russie

La Maison de la presse de Bamako a servi de cadre, le samedi 23 mai 2026, à une importante conférence-débat
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La Maison de la presse de Bamako a servi de cadre, le samedi 23 mai 2026, à une importante conférence-débat initiée par l’Association des Alumni de l’ex-URSS et de la Fédération de Russie au Mali (AEFR-MALI). Placée sous la présidence d’honneur du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, parrain de l’événement Dr. Yaya Gologo, cette rencontre a réuni universitaires, anciens étudiants formés en Union soviétique, responsables associatifs et invités de marque autour du thème de la Grande Guerre patriotique du 9 mai 1945, de la souveraineté et des nouvelles dynamiques géopolitiques au Sahel.
‎Dans une atmosphère mêlant devoir de mémoire, réflexion historique et engagement patriotique, les intervenants ont insisté sur les liens historiques entre le Mali et la Fédération de Russie, tout en mettant en avant les enjeux contemporains liés à la souveraineté, à la lutte contre le terrorisme et à la coopération stratégique dans l’espace sahélien.
Prenant la parole à la clôture des travaux, le Parrain de la conférence et ministre DR Yaya Gologo a salué « une conférence certes sobre, mais extrêmement importante », consacrée à la commémoration de la victoire du 9 mai 1945 contre le nazisme et le fascisme. Selon lui, cette date historique demeure « gravée dans la conscience universelle » et rappelle qu’« aucune force de domination ne peut durablement triompher d’un peuple uni et conscient de sa dignité ».
‎Le Parrain a rendu hommage au peuple soviétique pour « les immenses sacrifices consentis » durant la Seconde Guerre mondiale, rappelant les propos du maréchal Gueorgui Joukov : « La volonté du peuple est la force la plus puissante de toute victoire ». Une citation qu’il a jugée toujours pertinente pour le Mali, le Sahel et l’Afrique face aux défis sécuritaires actuels.
‎Dans un discours fortement axé sur la souveraineté et la résistance des peuples, le ministre et Parrain de la conference, Dr Yaya Gologo a estimé que le Mali et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) traversent « une époque exigeante », marquée par le terrorisme, les tentatives de déstabilisation et les guerres informationnelles. « Le Mali a fait le choix de la souveraineté, le Sahel a fait le choix de la dignité », a-t-il déclaré.
‎Citant tour à tour Thomas Sankara, Charles de Gaulle, Nelson Mandela et Modibo Keïta, le ministre a appelé à l’unité nationale, au patriotisme et à la mobilisation citoyenne pour faire face aux défis sécuritaires et politiques du moment.
‎« Le Mali n’abandonnera pas. Le Sahel ne cédera pas », a-t-il affirmé, avant de saluer le rôle des Alumni de l’URSS, de l’ex-RDA et de la Fédération de Russie comme « mémoire vivante de coopération, de solidarité et de transformation du savoir ».
‎De son côté, le Modérateur sur la conférence, ex(ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Conseillère à la Présidence, Pr Assétou Founé Samaké Migan a en guise de contribution, développé une analyse historique et géopolitique articulée autour des continuités entre la Seconde Guerre mondiale, les indépendances africaines, le néocolonialisme et la nouvelle dynamique souverainiste portée aujourd’hui par l’AES.
Selon elle, la conférence visait avant tout à « revisiter la mémoire » afin de mieux comprendre les permanences historiques et les mutations géopolitiques actuelles. L’universitaire a soutenu que les indépendances africaines n’avaient pas été totalement achevées, estimant que certaines puissances occidentales avaient maintenu leur influence sur les anciennes colonies à travers des mécanismes néo-coloniaux.
Dans son intervention, elle a notamment évoqué les rapports historiques entre les États-Unis, la France et l’Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale, affirmant que les rivalités géopolitiques de l’époque continuent d’influencer les relations internationales actuelles en Afrique.
‎Pour l’ex ministre, l’émergence de l’AES traduit « une seconde vague de décolonisation » politique, économique, culturelle et sécuritaire au Sahel. Elle a insisté sur la nécessité d’enseigner l’histoire sous un angle critique afin de permettre aux jeunes générations africaines de mieux comprendre les mécanismes de domination et les enjeux stratégiques contemporains.
La conférence avec les Témoignages d’un élément de Afrika Corps, les sujets maitrisés par les conférenciers,  Pr El Mouloud Yattara, en premier qui a parlé sur les différents aspects de la seconde guerre avec le rôle des africains, les remerciements aux conférenciers de S.E, Gaoussou Drabo, a également permis de mettre en avant le rapprochement stratégique entre le Mali et la Fédération de Russie. Les organisateurs ont salué l’appui russe dans plusieurs domaines, notamment la formation, les infrastructures, l’industrialisation, ainsi que la défense et la sécurité.
‎Intervenant à son tour, en sa qualité de vice-président de l’Association des Alumni de l’ex-URSS et de la Fédération de Russie, vice-président de la commission défense du CNT, l’honorable Dr Fousseyni Ouattara,  a expliqué que la création récente de l’Association des Alumni répond à une volonté de préserver la mémoire historique et de partager l’expérience des anciens étudiants formés en Union soviétique et en Russie.
‎Il a dénoncé ce qu’il considère comme une « réécriture » de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, tout en réaffirmant la reconnaissance des Alumni envers la Russie et son soutien au Mali. Le responsable associatif a également insisté sur « le respect mutuel » qui caractérisait, selon lui, la coopération entre Bamako et Moscou.
‎Au cours des échanges, les participants ont mis en avant les objectifs de cette rencontre, notamment la relecture de l’héritage de la Grande Guerre patriotique, la réflexion sur les enjeux géopolitiques actuels au Sahel et la valorisation de l’expertise des anciens étudiants formés en Russie.
‎Les organisateurs espèrent également renforcer la visibilité de l’AEFR-MALI et favoriser une coopération accrue entre les structures de formation, de recherche et les partenaires russes.
‎À travers cette conférence, les Alumni de l’ex-URSS et de la Fédération de Russie ont voulu rappeler l’importance de la mémoire historique dans la compréhension des enjeux contemporains, tout en réaffirmant leur attachement aux idéaux de souveraineté, de solidarité et de coopération entre le Mali et la Russie.
Boubacar Diakité Sarr et Broulaye Sidibé

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