Cameroun : Budget 2026, priorité aux Infrastructures routières, l’Éducation et la santé

Les chiffres du budget 2026 du Cameroun, dressent une carte éloquente des priorités de l'État pour l'année à venir. Si
WhatsApp Image 2025-12-01 at 09.39.15

Les chiffres du budget 2026 du Cameroun, dressent une carte éloquente des priorités de l’État pour l’année à venir. Si l’éducation, la santé et les infrastructures routière occupent les premières places dans le classement des exigences, il n’en demeure pas moins que pour cette année 2026, les différents gestionnaires de ces différents budgets doivent faire montre de pragmatisme et de responsabilité dans l’atteinte des objectifs fixés pour l’exécution de ces budgets.

Table of Contents

    651 milliards 952 millions de FCFA c’est le budget 2026 sollicité par le ministère des travaux publics. 388 milliards 912 millions de FCFA pour le ministère de la santé, 595 milliards 233 millions de FCFA pour l’enseignement secondaire voilà les départements ministériels qui se bousculent au sommet du plafonnement du Budget pour l’année 2026.

    Le message envoyé par les montants alloués est sans ambiguïté : le Cameroun de 2026 sera un chantier. Le Ministère des Travaux Publics se taille la part du lion avec un budget colossal de 651,952 milliards FCFA. Cet engagement massif est le moteur de toute stratégie de développement économique, visant à améliorer la connectivité, faciliter les échanges commerciaux et, réduire le coût des facteurs de production.

    Talonné de très près par l’éducation avec le Ministère des Enseignements Secondaires qui affichent 595,233 milliards FCFA. Associé au budget conséquent du Ministère de la Santé Publique (388,912 milliards FCFA), ce trio de tête (Travaux Publics, Enseignements Secondaires, Santé) confirme la volonté de construire les piliers classiques d’une nation moderne : routes, écoles et hôpitaux.

    Toutefois, il convient de souligner qu’a l’exception de l’éducation, les travaux publics, tout comme la santé sont généralement décrier par les populations qui s’interrogent sur la grandeur des budgets qui ne rime pas toujours avec les résultats attendus. Absence d’un plateau technique adéquate dans les structures sanitaires, prises en charges quasi inexistant, personnel absent, et parfois dépourvu de matériel de première nécessité.

    Idem pour les travaux publics qui chaque année sollicite de la représentation nationale un budget hautement conséquent pour des projets n’arrivant jamais à bon port. Route toujours défectueuse et impraticable, absence des engins destinés à la réhabilitation des routes déjà existants, route régulièrement taxée de mouroir, ce département ministériel s’illustre par une corruption ambiante et un véritable obstacle au développement du pays.

    Il convient toutefois de souligner que contrairement à ces trois départements ministériels budgétivores, d’autres départements ministériels à l’instar du Ministère des Affaires Sociales avec un budget de 26,582 milliards FCFA se retrouve avec un budget significativement inférieur à celui des Sports et de l’Éducation Physique 33,27 milliards FCFA, et même au budget de l’Emploi et de la Formation Professionnelle 33,045 milliards FCFA. De même, le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale se contente d’un modeste 8,1 milliards FCFA. Le Ministère du Tourisme et des Loisirs 9,4 milliards FCFA. Ces montants, bien que nécessaires, semblent insuffisants face à l’ampleur des défis de la précarité, de l’inclusion sociale et du financement des systèmes de sécurité sociale dans un pays en développement.

    Le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique 13,309 milliards FCFA et celui de l’Environnement 14,160 milliards FCFA reçoivent des allocations timides qui pourraient freiner une réelle accélération de la transition numérique et de l’économie verte. Tout comme la Communication et la Culture soit 8,237 milliards FCFA et 10,418 milliards FCFA.

    Le Budget 2026 projette donc le Cameroun vers ses objectifs de développement infrastructurels et humain. L’énorme responsabilité qui incombe au Ministère des Travaux Publics doit s’accompagner d’une transparence et d’une rigueur de gestion exemplaires pour éviter que ces milliards ne soient absorbés par la corruption et le gaspillage, comme cela a souvent été le cas par le passé.

     

    Guy Roland   

    Aucun commentaire

    La note d’Afrique est média panafricain d’information général qui promeut les valeurs de solidarité, de développement et de paix. Fondé en juillet 2022 à Libreville au Gabon par KSC-PRODUCTION, le journal panafricain propose une couverture de l’actualité africaine et des enjeux socio-politico-economique et environnementale du continent.

    À PROPOS

    • Fondateur : KSC-PRODUCTION (juillet 2022)
    • Périodicité : Quotidien
    • Directeur des opérations : Leonel Ndong Eyeghe
    • Conseillers à la rédaction : Benjamin Ndjoh Ebele, Youbi
      Tchonang Olivier, Sandrine Gaigne, Ngongang Nana Pola Clebert
    • Directeur de publication : Saint clair Tepondjou Kengue
    • Directeur de la rédaction : Dimitri Mebenga
    • Rédacteur en chef : Saint clair Tepondjou Kengue
    • Stratégie digitale et développement : Julien NGOYE
    • Édition : Dimitri Mebenga

    Copyright 2025 La Note d’Afrique. All rights reserved powered by projet24

    Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.

    TOP NEWS

    Latest

    More
    More
    Copyright 2026 Site. All rights reserved powered by site.com