Yaoundé la capitale du Cameroun a accueilli, du 12 au 13 décembre 2026, le Salon Africain du Livre Féminin (SALIF), une rencontre culturelle majeure consacrée à la valorisation des écritures féminines africaines. Pour cette édition, le Gabon, pays invité d’honneur, s’est particulièrement illustré en remportant le Premier Prix, attribué à l’auteure Vanessa Mpiga Ossiessi.
Dès la cérémonie d’ouverture, l’écrivaine gabonaise a donné le ton à travers une prise de parole empreinte de profondeur et d’engagement : « La littérature féminine africaine est un souffle, un héritage, une force silencieuse qui façonne des générations entières. Aujourd’hui, nous célébrons cette puissance collective. »
La cérémonie s’est déroulée en présence de Son Excellence Anthony Minko Milame, ambassadeur du Gabon au Cameroun, de la marraine de l’édition Christelle Noah, directrice générale des éditions Éclosions, ainsi que de nombreuses autorités camerounaises et d’invités issus des milieux culturel et littéraire.
Placée sous le thème « Littérature féminine africaine : voix, résilience et transmission », cette édition du SALIF a rassemblé une vingtaine d’auteures venues du Cameroun, de la diaspora et d’Afrique centrale. Un espace d’échanges et de réflexion mettant en lumière une écriture féminine qui dépasse le simple cadre éditorial pour s’imposer comme une force de mémoire, de transmission et de transformation sociale.
Prenant la parole, l’ambassadeur du Gabon a tenu à saluer l’engagement des femmes de lettres africaines :
« Nous sommes réunis pour célébrer Vanessa Mpiga Ossiessi, mais aussi toutes les femmes qui portent la voix du continent. La femme africaine a pleinement sa place dans la société contemporaine », a-t-il déclaré, rappelant le rôle central du SALIF comme plateforme de promotion de la littérature féminine africaine.
L’un des temps forts du salon a été la remise du Prix de l’Excellence Littéraire, moment chargé d’émotion dans la salle. À l’issue du suspense, le nom de Vanessa Mpiga Ossiessi a été annoncé comme lauréate du Premier Prix, remis par l’ambassadeur du Gabon lui-même. Visiblement émue, l’auteure a confié : « Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait des distinctions. Recevoir ce Premier Prix a été une surprise immense et une grande fierté. »
Au-delà des distinctions, le SALIF s’est distingué par la richesse de son programme, alternant rencontres littéraires, panels réunissant des figures majeures du monde du livre et ateliers pratiques. Fidèle à sa vocation, le salon continue de s’affirmer comme un espace privilégié de visibilité pour les plumes émergentes et les récits féminins africains, longtemps restés en marge.
Sybille Mengue
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