
À quelques semaines du scrutin, le décor est planté. D’un côté, Denis Sassou N’Guesso, président sortant et candidat unique d’une majorité présidentielle forte de 18 partis, avance avec une organisation rodée et une stratégie assumée. De l’autre, une multitude de candidatures annoncées ou en gestation, souvent isolées, parfois concurrentes entre elles, et sans véritable dynamique commune.

Si plusieurs figures historiques de l’opposition ont choisi de ne pas se lancer dans la course, de nombreux indépendants et petits partis se positionnent, parfois plus pour exister politiquement que pour porter une alternative crédible. La caution de 25 millions FCFA, déjà versée par certains, apparaît pour beaucoup comme un ticket d’entrée au spectacle électoral plus qu’un levier de conquête du pouvoir.

Pendant ce temps, la majorité présidentielle avance méthodiquement, sûre de ses appuis et de son candidat. Le contraste est saisissant : organisation contre dispersion, stratégie contre improvisation.

Tout porte à croire qu’après le 15 mars, le scénario sera familier : contestations, dénonciations du cadre électoral, remise en cause des résultats. Des arguments déjà connus, souvent brandis après coup, tandis que le camp présidentiel, lui, aura joué la carte de l’anticipation et de la cohésion.

En clair, avant même le verdict des urnes, la bataille semble déséquilibrée. Et pour certains candidats, l’élection ressemble déjà davantage à une vitrine politique qu’à une véritable course au pouvoir.
Auguste Kengue
La note d’Afrique est média panafricain d’information général qui promeut les valeurs de solidarité, de développement et de paix. Fondé en juillet 2022 à Libreville au Gabon par KSC-PRODUCTION, le journal panafricain propose une couverture de l’actualité africaine et des enjeux socio-politico-economique et environnementale du continent.
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