Loin d’être un simple incident, elle est un signal d’alerte sur la fragilité du sanctuaire marin local.
Organisation Non Gouvernementale, à but non lucratif créée en 2002 dont le but de promouvoir le développement durable et la bonne gouvernance par la sensibilisation et les plaidoyers, constate avec une vive inquiétude le silence prolongé des pouvoirs publics face à cette nouvelle dégradation de notre patrimoine marin et lagunaire. La sécurité de l’environnement national et la pérennité des écosystèmes dont dépendent les communautés riveraines exigent une réaction immédiate et sans équivoque. CSE appelle l’Etat gabonais à réponse articulée autour de la rigueur et de la science
Face à cette situation critique, CSE interpelle le Gouvernement sur la nécessité absolue d’utiliser les outils d’aide à la décision qui existent déjà et qui ont été conçus pour ce type de crise.
Elle soutient l’appelle du conseil économique social environnemental et culturel lancé au gouvernement à mobiliser, sans délai, le Programme National d’Évaluation Environnementale des Sites Industriels et des Services Environnementaux (PESISE). Ce programme structurant, fruit d’une expertise nationale et soutenu par la Banque Africaine de Développement (BAD), est spécifiquement destiné à évaluer rigoureusement l’impact environnemental des infrastructures industrielles et à proposer des protocoles de réhabilitation fondés sur des données scientifiques solides.
Son activation immédiate est indispensable pour garantir que les opérations de nettoyage et de réhabilitation du site pollué (Anguille/Cap Lopez) soient menées selon les meilleures pratiques environnementales, évitant ainsi toute tentative d’atténuation superficielle ou de surfacturation des coûts de dépollution.
Par ailleurs, CSE salue la promptitude et la dextérité du President Guy betrand Mapangou avec laquelle le Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel, a réagi à cet incident.
Prf. Alain Merle Pdt Conseil scientifique international
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