Cette mutation institutionnelle majeure, voulue par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, répond à la nécessité de faire face aux menaces croissantes du braconnage et de l’exploitation illégale des ressources naturelles du Gabon.
En conférant un statut paramilitaire à l’administration forestière, le Gabon dote désormais ses agents d’une discipline renforcée et d’une protection socio-professionnelle à la mesure des périls affrontés sur le terrain.
Dans son propos de circonstance, le ministre des eaux et forêts de l’environnement, du climat, chargé du conflit Homme-Faune Maurice Ntossui Allogho a succinctement présenté de manière efficiente ce contingent du premier corps des paramilitaires des eaux et forêts.
<<Ce premier contingent se compose de 316 auditeurs libres et 230 écogardes, soit un total de 546 recrues qui incarnent le renouveau de la gestion forestière nationale. Sur instruction directe du
Chef de I’Etat, qui a ordonné le recrutement global de 900 agents, ces hommes et femmes ont suivi une Formation Elémentaire Toutes Armes (FETTA) rigoureuse de trois mois. Désormais forgés à la discipline militaire ainsi qu’aux impératifs de la conservation, ils constituent force d’élite prête à garantir la sécurité écologique du pays dans les conditions les plus extrêmes.>>
En parallèle de ce renforcement humain, cet événement a été marqué par l’inauguration du nouveau bâtiment abritant le Système National de Traçabilité du Bois du Gabon (SNTBG). Cette infrastructure stratégique fait office de centre de pilotage pour la « police du bois », permettant de suivre numériquement chaque mètre cube de bois de la forêt jusqu’à l’exportation pour garantir un label 100 % légal, durable, et traçable.
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